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Ecoles d’ingénieurs du Plateau de Saclay : Des enquêtes pour viol ouvertes

« J’ai pécho cette meuf bourrée en fin de soirée ». Dans la plupart des écoles d’ingénieur – et dans la plupart des milieux étudiants (Sciences Po, Ecoles de commerce, Université, … ) cette phrase est en fait un lieu commun. Des erreurs de jeunesse pour ces étudiants ? Sûrement. Pour autant, il faut en parler pour que cela se reproduise le moins possible et que les mentalités évoluent.

Le parquet d’Evry a ouvert plusieurs enquêtes

Suite à plusieurs plaintes d’étudiantes, le parquet d’Evry a indiqué le 24 juin à l’AFP avoir ouvert plusieurs enquêtes pour viol dans des grandes écoles situées sur le plateau de Saclay parmi l’école Polytechnique (l’X), Centrale-Supélec, l’ENS Paris-Saclay ou encore Supoptique.

Dans ces lieux sacrés pour certains, il était inconcevable de parler de ces sujets. Pourtant, ici comme ailleurs, il me semble nécessaire que la parole se libère. La culture du viol en grande école est-elle systémique ? Je pense que oui mais qu’avec les bons efforts, on peut lutter contre.

L’alcool comme incubateur de ces viols ?

Suite à des années de classe préparatoire souvent difficiles, beaucoup d’élèves se laissent aller. L’alcool coule à flots et c’est souvent le moteur, avec la drogue, de ces situations subies comme des viols. De mon expérience personnelle, on avait eu une formation en arrivant à l’ENS nous apprenant que « le consentement c’est important ». Pour autant, est-ce suffisant ? La culture de l’alcool n’aide pas du tout à cela et est souvent une excuse. « Oui j’ai fait ça mais j’étais bourré » ne doit plus pouvoir être un argument.

Limiter l’alcool dans ces soirées ? Quand j’étais en école cela existait déjà : un système de tickets était notamment mis en place, limitant le nombre de verres. Mais clairement, celui qui veut boire peut récupérer des tickets et boire autant qu’il le souhaite. Et même chose pour les drogues évidemment. Bref, c’est compliqué à mettre en place. Je pense à titre très personnel que c’est une bonne chose que la parole se libère. Le mieux qu’on puisse faire ? En parler, faire de la prévention, pousser les gens à se mettre à la place de l’autre pour comprendre le préjudice subi.

Le but c’est que derrière c’est que chacun puisse être plus responsable. Vous voyez votre amie dans un cas qui s’apparente à du harcèlement en soirée ? Prenez le risque de passer pour le gros relou – pendant 5 secondes – auprès de votre amie et demandez-lui si tout va bien. Cela peut être salvateur !

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