Vous souhaitez savoir comment aider vos enfants à apprendre leurs leçons, à gagner en autonomie ou à les guider dans leurs devoirs ?

Les parents jouent un rôle déterminant dans la confiance et l’autonomie de leurs enfants face aux devoirs et leçons à apprendre. Nous allons vous présenter plusieurs méthodes pour vous aider à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Ces conseils peuvent s’appliquer dès l’école primaire. C’est même un moment privilégié qui peut influencer leur scolarité future.

Cas facile : l’enfant autonome, confiant et intéressé

L’enfant autonome est celui qui fait lui-même ses devoirs et apprend ses leçons sans nécessiter d’aide particulière. Il a sa routine, il n’est presque pas nécessaire de lui demander de s’y mettre ou de contrôler si tout est fait après le dîner.

Il a de bons voire d’excellents résultats sans que vous n’y soyez pour rien.

Dans ce cas précis – peu fréquent – il faut entretenir la motivation naturelle de l’enfant en s’intéressant à ses résultats scolaires et surtout à ses matières d’intérêt. En effet, assurer un suivi de près permettra d’essuyer facilement quelques échecs rarement inévitables. C’est le cas des passages au collège, lycée, prépa, de la découverte d’une nouvelle matière, du changement de profs, ou de tout autre événement affectant la méthode ou la capacité de travail de l’enfant.

Valoriser la régularité de l’effort fourni et rassurer l’intérêt porté aux enseignements académiques permettra de prévenir les coups de mou. Veillez donc à ne pas laisser l’enfant trop seul en autonomie au risque d’être évincé de ses stratégies futures.

L’enfant qui se repose sur ses acquis (confiant, intéressé mais pas autonome)

C’est un enfant un peu délicat, il ne veut pas forcément être aidé. Cependant, ses notes sont en dent de scie. Il est capable du meilleur comme du pire. Il va falloir lui donner un rythme.

Routine

Il faut éviter les catastrophes éparses et la perte de confiance. Pour cela, instaurez des règles simples après l’école :

  • Pas de téléphone, tablette, écrans… Jusqu’au dîner. Ce type d’élève est très distrait.
    • Si nécessaire, préparez un endroit où le téléphone sera isolé.
    • Utilisez des applications de type Mode Zen qui permettent de bloquer l’accès au téléphone ou applications sauf appels d’urgence.
  • Relire la leçon relative aux exercices à faire avant de les faire !
  • Puis faire les exercices
  • Anticiper les examens à venir en relisant 2 à 3 fois les leçons en question, en préparant des fiches

Prendre de l’avance

Les enfants qui se reposent sur leurs acquis ont une forte tendance à procrastiner. S’ils travaillent c’est dans l’urgence, la dernière minute. Parfois c’est le drame. Ils peuvent être aussi bachoteurs, ils révisent pour avoir une bonne note pas pour apprendre sincèrement. Ils ne fixent pas leurs connaissances, au gros examens, c’est souvent là que leur stratégie s’effondre.

Pour remédier à cela, pas de secret véritable : il faut travailler de manière constante et « répéter ».

  1. Relire les leçons passées des matières du lendemain avant de se coucher. Exemple : votre enfant a histoire et français le vendredi, proposez lui de relire ses dernières leçons la veille dans ces matières. Eventuellement, proposez-lui de la lire ensemble et de répondre à ses questions de temps en temps.
  2. Anticipez les examens à venir : faites travailler votre enfant sur les examens dès le jour où leur professeur annonce la date de l’examen ! Une interrogation de physique donnée avec une échéance de 3 semaines peut commencée à être préparer 3 semaines à l’avance.
  3. Consultez régulièrement les leçons de votre enfant. En plus de redécouvrir de nombreuses choses, vous pourrez prendre la température auprès de lui en testant ces connaissances. Vous verrez directement s’il est nécessaire de l’aider et qu’il prépare plus. La prudence est mère de sûreté. Or comme il vaut mieux prévenir que guérir, si vous vous investissez dans sa scolarité ainsi, votre confiance mutuelle progressera. Votre enfant, gagnera en autonomie.

L’enfant timide (peu confiant mais relativement autonome et intéressé)

C’est le type d’enfant qui travaille mais que l’école effraie. La pression des notes est insupportable. Ce type d’enfant se dévalorise activement en disant des phrases du type « je suis nul(le), je n’y arriverai pas c’est trop dur » et/ou pleure beaucoup devant son travail.

C’est un enfant envers qui il faut être empathique et patient. Il faut impérativement mettre de côté la note pour se recentrer sur les savoirs réels. Il faut valoriser et beaucoup récompenser l’intérêt et l’assiduité donnée par l’élève à défaut de réussite concrète !

Redonner confiance

Pour cela, il faut montrer à l’enfant qu’il est capable de faire par lui-même. C’est sa confiance en lui qu’il faut rétablir. Il n’est surtout pas question de lui donner la réponse ou même de lui en dévoiler un bout. Il faut au contraire user et abuser d’images, d’analogies pour que l’enfant lie vos exemples à son problème.

  1. Faites lui relire sa leçon et explicitez-la lui ! Prenez le temps avec cet enfant pour lui expliquer sa leçon, les définitions, à quoi elle sert.
  2. Montrez lui des cas concrets, utilisez le dictionnaire ou des livres pour le français. Faites des schémas, utilisez le matériel adéquat…
  3. Dans les exercices, dédramatisez, ne cédez pas et patientez. Ce type d’élève studieux ne renoncera pas tant que sa « to-do » liste n’est pas terminée. Mais surtout ne donnez pas la réponse directement. Posez-lui des questions connexes qui vont l’aider à trouver un petit début. Dès que l’enfant fait un pas vers vous, ose et réussit, aidez-le à finir.
  4. Valorisez, récompensez, exprimez votre fierté envers cet enfant.
  5. Dédramatisez l’échec et la peur de l’échec. Faites lui comprendre que tout le monde fait des erreurs. Montrez-lui que c’est aussi un bon moyen d’apprendre en échouant.
  6. Interdisez-le lui de se dévaloriser !

Les travailleurs de la dernière minute (confiant, moyennement intéressé et autonome)

Tout comme l’enfant qui se repose sur ses acquis, il va falloir donner une routine et faire preuve de fermeté quant aux règles à mettre en place. A contrario, il va aussi falloir intéresser et motiver l’enfant dans la réussite scolaire.

Expérimenter

L’enfant pas très motivé par l’école et travaillant moyennement ne trouve pas d’intérêt dans ce qu’il fait. Il n’est pas passionné et n’a pas le sens du travail bien fait. Votre challenge va être de lui ouvrir les yeux et lui donner plaisir à travailler.

Emmenez-le dans des musées, faites le lire, présentez-lui des émissions de vulgarisation mais surtout, faîtes lui découvrir la magie autour de ses enseignements. Faites le voyager !

En vrac, voici des éléments de vulgarisation pouvant motiver votre enfant :

Dans chaque expérience du quotidien, vous pouvez raccrocher un bout de cours. Jouez sur la fibre compétitive puisqu’il est confiant. Montrez-lui qu’en sachant plus et mieux, on maîtrise mieux son environnement et on devient plus fort.

Il existe aussi des stages dans diverses activités. En sciences à Paris il existe par exemple de nombreuses activités à la Cité des sciences pour explorer à tout âge les mathématiques, les sciences, les fondamentaux de l’agriculture, l’histoire autour des sciences, technologies etc…

Les bachoteurs (pas intéressé mais autonome et confiant)

Il faut laisser à l’enfant sa routine, mais il faut éclairer le but de l’école en apportant de la magie à ce qu’il apprend.

Proposez-lui de faire des expériences, débattez avez lui. Eveillez son intérêt pour ses connaissances intrinsèques afin qu’il capitalise postérieurement dessus. Pour cela, montrez-lui que vous même, cela vous intéresse. Valorisez plus que la note, valorisez sa vivacité d’esprit et encouragez les tentatives d’expérimentation de sa part.

Eventuellement, entrainez-le dans des lieux culturels et encouragez les exercices intellectuels et manuels allant au-delà de ses cours.

Cas particulier : Les jumeaux

Les jumeaux ont une tendance naturelle à alterner des phases de fusion et de compétition prégnantes. Il est rare, qu’enfant, une entraide mutuelle stable naisse. Il faut être attentif aux comportements entre les deux enfants.

Certains parents choisissent de séparer les enfants dans des classes différentes. C’est bénéfique quand la compétition scolaire et sur les amis est très forte. Mais il est possible que cela entraîne une différence de difficultés scolaire et surtout de l’isolement d’un des deux jumeaux. La compétition doit être contenue, atténuée et surtout gérer par les parents. Il est important de repérer rapidement les comportement de compétition vicieux entre les deux jumeaux. Typiquement, quand l’un fanfaronne, se moque exagérément, dévalorise, déconcentre l’autre voire évince les amis de son frère ou sa sœur, il est urgent de recadrer l’enfant. A contrario, il faut aider l’autre à se revaloriser, à prendre confiance et à ne pas se laisser envahir par l’autre.

La cause de celui qui évince l’autre, est bien souvent un manque de confiance bien plus important que subit l’évincé(e).

Il faudra donc mêler et adapter les règles à chacun des deux enfants jusqu’à trouver un équilibre leur permettant de travailler ensemble ou séparément en autonomie. L’idéal étant plutôt qu’ils trouvent un soutien mutuel et tirent partie de leur condition singulière.

Les solutions que j’ai éprouvées dans ce cas là est de faire travailler les jumeaux l’un à côté de l’autre mais sur des sujets différents. Cela permet de :

  1. Canaliser les comportements compétitifs déviants ;
  2. Encourager le jumeau évincé devant celui qui écrase pour lui montrer qu’il a de la valeur et pour rassurer l’évincé ;
  3. Montrer que le jumeau belliqueux n’est pas forcément toujours excellent
  4. Créer de l’entraide spontanée lorsque le climat est calme et renforcer les actes d’entraide mutuelle. Cependant, l’aide spontanée ne doit pas éclipser l’enfant qui a une difficulté momentanée. Il faut faire laisser l’enfant qui veut aider que lorsque celui qui a besoin d’aide a essayé plusieurs fois par lui-même.
  5. Enfin, valoriser de manière égalitaire le travail fourni, les efforts faits et les progrès ! Au risque d’inverser la situation ou de l’envenimer…

Les décrocheurs (ni confiant ni autonome ni intéressé)

Non seulement l’école ne l’intéresse mais sa confiance en lui et en vous a été rompue. Pour rétablir cela, vous devrez (re)créer une relation. Vous allez devoir vous concentrez pour connaître les passions de votre enfant et capitaliser dessus. Qu’il joue aux jeux vidéos, qu’il fasse du basket, du skate, de la danse… Cherchez son échappatoire et essayez de comprendre ce qui l’enferme dans cet univers et l’isole de l’école, du vôtre, de votre parole.

Investissez-vous dans son univers, tel un ami. Accordez-lui un peu de confiance, estimez-le sincèrement. Mais surtout par ce biais, co-construisez son avenir. Car de toute façon, s’il a décroché, il a clairement fait un choix : il fera ce qu’il veut. Accordez-lui le droit d’échouer, mais soyez la pour le soutenir dans son projet ou lui ouvrir les yeux sur la pertinence de celui-ci en le construisant avec lui. Peut-être que vous-même, vous remettrez en question… Si vous réussissez à le ramener sur le chemin de l’école, il va falloir mettre en place une routine comme décrit plus haut, renforcer son intérêt via des expériences et lui donner confiance. Ne soyez pas le contrôleur de notes de fin de trimestre, ni même ce parent effaré par moins que 15/20. Au contraire, intéressez-vous vous même à ses cours, à ses devoirs.

Comment intéresser un enfant à l’école, si vous même vous négligez son travail à faire ? 🙂

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