Les doubles diplômes sont assez recherchés sur le marché du travail. Un bon parcours scientifique ou littéraire adossé à un cursus axé business, management ou économie offre une meilleure compréhension de l’entreprise et donne un encore plus fort crédit à n’importe quel CV. La plupart des métiers offerts à niveau bac+3/5 requière un certain degré de polyvalence à la fois « technique » et « business », d’où l’intérêt.

Par exemple, on peut demander à des ingénieurs une bonne connaissance du droit pour travailler dans des secteurs réglementaires, ou rédiger des contrats pour ceux qui se destinent à une carrière plus commerciale : un diplôme en droit des affaires en parallèle peut tout à faire convenir.

Les double-licence type histoire de l’art – droit/économie permet de faciliter une carrière dans ce qui à trait à l’art comme commissaire-priseur, ou directeur de musée, bibliothèque, gestion du patrimoine.

En bref : les formations pluri-disciplinaires permettent de cultiver son esprit et de multiplier les grilles d’analyse de son environnement. Elles aident à penser mieux, voir plus grand et plus rapidement.

Les parcours « double-diplôme »

Beaucoup d’Universités proposent aujourd’hui des parcours double-licence, bi-licence ou bi-cursus qu’elles organisent elles-mêmes de façon à ce que les étudiants n’aient aucun souci de cours ou d’examens qui se chevauchent.

Elles sont idéales pour les primo-étudiants en cours d’orientation qui se sentent capables d’assumer une charge de travail plus forte que celle proposée en licence simple. C’est un bon entre-deux prépa versus faculté.

La plupart du temps, les facultés organisent ces doubles cursus en interne lorsque les domaines sont proches : typiquement droit-économie, lettres-langues, lettres-histoire, économie-histoire, droit-histoire, maths-info, maths-physique, physique-chimie etc…
Ou alors en partenariat avec d’autres universités, voire des Grandes Ecoles type Sciences Po, école d’ingénieurs ou de commerce (Mines Nancy, ESSEC, etc…).

Ces doubles formations, en fonction du nombre d’ECTS qu’elles octroient, débouchent soit sur de véritables double-licence (une licence = 180 ETCS, donc il faut obtenir 360 ECTS pour avoir deux véritables licences), soit sur des licences simples avec mineures renforcées. Soyez vigilants en vous inscrivant sur la sémantique et comparez les crédits (en général c’est associé à un volume horaire plus conséquent).

Pour ma part, j’ai effectué une double licence droit et économie-gestion à Nancy, à l’Université de Lorraine. J’avais un volume horaire de 37h par semaine de cours, avec 20 à 50h de travail personnel selon que j’étais en période d’examens.

L’avantage de ce type de formations organisées par la faculté, est que les cours de langues et d’informatique ou d’orientation sont mutualisés. Ce qui évitait les pénibles redondances qu’il peut y avoir en cas de formations faites indépendamment.

Ces parcours peuvent être sélectifs (cas d’Assas ou de l’UPMC) ou pas du tout (cas de Nancy Université de Lorraine). Vous trouverez ces informations sur les pages des formations des Universités/Grandes écoles.

Les cursus « séparés »

Il est possible toutefois de faire plusieurs (autant que vous voulez en fait…) formations de type licence, master, DU (diplôme universitaire) en même temps au sein d’une même université ou dans différentes – du moment que vous en avez le temps, l’argent et une bonne organisation.

Pour cela il suffit de réaliser les démarches d’inscription basiques avec son INE (identifiant national étudiant). Vous pouvez tout aussi bien faire des lettres à Lille et de la biologie à Toulouse du moment que vous réussissez à vous inscrire.

Mais ce sera à vous de vous débrouiller et de jongler avec les cours et les dates d’examens pour éviter d’échouer dans l’une, l’autre ou toutes vos formations.

Si vous êtes assidu et montrez un projet assez solide, vous pouvez négocier avec les responsables des diplômes pour obtenir des dispenses sur certaines matières (typiquement langue, orientation, physique si vous êtes en L3 physique et faîtes une L2 maths à côté…) pour « économiser » du temps. En cas de chevauchement des examens, il ne faut pas négliger l’option rattrapage (stratégique) : elle ne vous sera pas reprochée si vous expliquez que vous avez suivi en autonomie deux ou trois formations en même temps.

Pour ma part, j’ai choisi d’entamer une licence de physique à l’UPMC-Sorbonne en master 2 d’économie à Assas, il m’a simplement fallu déposer mon dossier de candidature. Idem en master 1 économie où j’étais inscrite aussi en master 1 de droit des affaires à Versailles.

Si vous n’êtes pas en mesure de récupérer les cours, n’hésitez pas à envisager l’option de faire une formation à distance ;). Pour en savoir plus, c’est juste en dessous !

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