Grâce à cet article tu sais désormais comment trouver et t’inscrire dans une licence à distance de maths, de physique, de langues, de droit et n’importe quoi et tu veux savoir quel sera ton destin ?

Acte I : Lancement

Well, well, j’ai reçu mon petit mail de Sorbonne Université qui m’annonce que sur eCandidat j’ai été acceptée en L1 PCGI à l’UPMC Sorbonne à distance : HOURRAAAAAAA !

Hop hop hop, je fais mon inscription administrative, je paye, puis je fais mon inscription pédagogique, on valide, je repaye en passant dans cette belle UPMC et sous ses escalators Harry Potterisé de l’Atrium connu de tout bon jussussien (étudiant à l’UPMC, du nom du campus de la place de Jussieu).

J’ai enfin les codes qui vont me permettre d’étudier « à distance ». Avec ces codes je vais pouvoir aller sur l’ENT (espace numérique de travail) consulter mes notes et mes mails comme les étudiants présentiels et aller sur « Moodle » la plateforme numérique des cours (que beaucoup d’universités françaises utilisent).

Sauf que, quand je me connecte, il n’y a rien de prêt, les profs n’ont pas mis les cours, les modalités d’examens sont pas claires, bref exactement les mêmes problèmes que quand on est en présentiel. Plein d’étudiants ont eu des soucis d’inscription, les cours disparaissaient. Mais à distance, contrairement au présentiel, c’est un peu plus stressant.

Je prends connaissance des premiers TD, je démarre la lecture du cours de physique : c’est hyper agréable à lire, c’est plutôt clair et tout ou presque est sous LaTeX (et en couleurs parfois). Grâce à Moodle, les ressources numériques sont bien gérées, tout est alimenté au fur et à mesure par les équipes pédagogiques en se calant sur le rythme des étudiants en présentiel ! Oui, car à la fin nous aurons tous le même devoir en même temps et on sera tous notés pareils (principe d’égalité de traitement franco-français).

C’est super cool pour quelqu’un comme moi très autonome et qui aime travailler à des heures « anormales ». Les professeurs répondent présents hyper rapidement grâce aux forum, on a tous les corrigés des exercices en avance, on a aussi souvent accès à de nombreuses vidéos tournées en interne pour nous expliquer le cours ou les exercices, il y a plein de quiz intégrés à Moodle qui permettent de tester nos connaissances.

En terme d’accès aux connaissances : il n’y a rien à redire.

Acte II : Début du stress

Les premiers devoirs doivent être rendus. A l’UPMC, on ne plaisante pas avec le contrôle continu, chaque semaine il pleut des devoirs de Maths, d’Info, de Physique. Si ce n’est pas des devoirs condition d’examen ou pire, ce sont des TP qui arrivent ou des RP (résolution de problèmes).

L’UPMC a réussi à quasiment tout rendre « à distance » : donc on joue même à l’apprenti ingénieur à domicile en faisant à la maison ses propres TP de physique qui ne demandent pas d’investissement dans du matériel si ce n’est une calculatrice, une bouilloire, une planche et à la rigueur une balance de cuisine.

Pour les devoirs, un stylo et des feuilles à carreaux classiques sont largement suffisants, pas la peine d’écrire en LaTeX ou de prendre des plombes avec les modules de fonction de Word. Il suffit juste d’un téléphone à défaut d’un scanner et de télécharger une appli type Adobe Scan pour déposer ses copies sur la plateforme Moodle.

Le premier mois de l’année passe tranquillement, mais passé mi-octobre, le rythme qui s’intensifie et l’obligation de rendre chaque devoir implique un certain niveau de stress difficile à gérer.

Dans mon cas, je me suis faite accompagnée pour réussir. D’abord, mes amis ont été d’un soutien fort ensuite, j’ai pris la décision de prendre des cours particuliers pour renforcer les points qui, même avec les cours en ligne de la fac, ne passaient pas et donc « accélérer » mon apprentissage afin de ne pas me décourager et abandonner si vite.

D’autres étudiants ont décidé de créer un Slack commun afin d’échanger, je n’y suis pas très active mais j’imagine que ça en a aidé plus d’un : l’entraide est un facteur déterminant de la réussite en présentiel et encore plus à distance !

La conclusion de cette partie : ne vous laissez pas dévorer par le stress et par le temps, travaillez régulièrement, même un tout petit peu, le plus important reste d’apprendre avec plaisir et d’éviter la surcharge lorsque la date butoir s’approche.

Acte III : Les exams physiques

On arrive à la fin du semestre, j’ai rendu plus d’une douzaine de devoirs de 16 à 20 pages chacun, des TP à n’en plus finir, mes notes tombent au fil de l’eau, rien en dessous de 10/20 : OUF ! Et pourtant j’ai le sentiment que je ne sais rien.

Je reçois ma première convocation pour un examen « présentiel », même si presque tout est à distance (certains examens pour les non franciliens peuvent aussi se faire à distance grâce à l’outil de surveillance ProctorExam comme les partiels de fin de semestre) il en reste quelques uns qui demandent une présence physique : typiquement les TP et les partiels.

Bref, je commence par le TP d’Optique. Aïe, jour de grève SNCF/RATP, je débarque après 1h de marche sous la pluie devant le campus gigantesque et essaye de trouver ma salle, c’est la première fois que j’y vais en tant qu’étudiante. Je la trouve enfin, et j’attends. D’autres débarquent, personne ne se connaît : qu’on se le dise, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangés, c’est l’angoisse.

Finalement quelqu’un vient nous ouvrir je (re)découvre une salle de TP – les cours de physique-chimie remontent à il y a presque 10 ans pour moi – on nous donne les sujets et on nous montre où se trouve le matériel.
A ce moment on choisit nos binômes et petit à petit en discutant avec pour réaliser le TP le stress passe doucement. Quand on sort, on ne sait pas trop combien on va avoir mais on est content de l’avoir fait et d’être allés au moins jusque là (j’insiste).

Deuxième TP : électronique. C’est la cata, mon binôme fait exploser une LED sous mes yeux, les questions m’effrayent, je ne trouve plus la formule du cours, je termine à peine le TP au terme des 4 heures disponibles. C’est la fin de la journée, j’ai passé 10 heures sur le campus, je suis épuisée, je dois encore réviser car demain j’ai des exams pour mon master et c’est bientôt Noël.

Retour de vacances (enfin… d’absences de cours) les partiels m’attendent chaleureusement rue Charcot à Assas et à Jussieu pour l’UPMC. Je me tortille dans tous les sens pour passer chacune de mes épreuves car elles sont toutes la même semaine. Je n’ai pas assez révisé, je n’ai pas assez travaillé, je stresse, je pleure, je ne veux plus y aller, je suis à bout. Je compte chaque minute qu’il me reste avec l’épreuve suivante : je me fais un Iron Man de partiels. Même en double licence de droit et d’économie je n’ai pas vécu ça.

Le vendredi quand tout est fini, je tremble complètement et j’appelle des amis en profitant d’une bonne marche à l’air libre le long des quais pour profiter de la fin de ce marathon. Mais dans quoi je me suis embarquée ??

Acte IV : Apprendre et faire mieux

Finalement, ce moment intense m’a appris beaucoup : sur moi, sur mes capacités. J’ai vraiment progressé en maths déjà, j’ai appris un peu à coder, j’ai apprécié ouvrir mon esprit à la physique et ça, même si je devais ne pas valider : j’en suis déjà ultra fière et satisfaite.

Ensuite, j’ai dû prioriser, faire des choix, des sacrifices et donner le meilleur de moi-même pour ne pas lâcher et aller jusqu’aux examens. Bien sûr, je n’ai pas tout réussi, et certainement pas parfaitement. L’épreuve de mécanique physique, écrite en taille 7, marges rognées, plus de 25 questions et qui balaye TOUT le programme m’a littéralement achevée mais c’était tellement stimulant !!

J’ai aussi appris de mes erreurs : j’ai beaucoup stressé parce que je ne m’y suis pas prise suffisamment à l’avance, j’ai aussi trop souvent refusé l’aide qu’on m’offrait et je me suis trop entêtée dans mon indépendance. Or, un jour, un bon prof de droit m’a dit : « Il y a plus d’intelligence dans deux cerveaux que dans un ». C’est une chose que j’essaye d’améliorer quand il s’agît d’apprendre : tirer parti des forces des autres et savoir écouter avec modestie.

Acte V : SUCCESS !

Passé les examens, les résultats tombent au compte goutte à cause des conséquences des grèves (annulation et report d’examens…).

Mes moyennes de contrôles continus > 15 me permettent de me rassurer en me disant que « au pire » j’irai aux rattrapages car à l’UPMC les notes d’écrit sont conservées.

Mais bon, le premier résultat qui compte tant pour moi tombe : 33.61/55 en mécanique physique au partiel => OH MY GOD, je suis tellement heureuse car je voulais surtout faire de la méca-phy et c’était l’épreuve la plus dure pour moi. Ça m’assure 14,65 de moyenne à la matière donc, même avec un pitoyable 6 en optique (que j’ai absolument foiré faute d’avoir travaillé les TD), je devrais avoir la moyenne au semestre.

De quoi donner de la force et encore plus de motivation pour terminer le travail commencé.

Soyez courageux, si vous le voulez vraiment, vous y arriverez. Il suffit de savoir se remettre en question au bon moment, être ouvert et très régulier. Le travail paye. Bon courage à tous ceux qui tenteront l’aventure 😀 !

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3 thoughts on “ Licence à distance : mes galères, mes succès ! ”

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