Oui si vous êtes en formation à distance.

Je plaisante (mais pas tant). Outre les cas de diplômes à distance (passe voir cet article là si tu veux en savoir plus), il est possible de concilier une activité professionnelle et des études à l’université et je vais tout vous expliquer.

Je suis la reine des cumuls : stages, apprentissage, missions à droite à gauche et CDD intempestifs : de la L1 (licence première année) jusqu’au M2 (master deuxième année = bac+5) j’ai toujours ou presque travaillé en même temps que mes cours.

Administrativement c’est possible, seule l’absence de motivation et le manque d’organisation vous ralentira dans vos projets.

Principe : la présence est (en partie) obligatoire

En principe, à l’université les cours magistraux en licence ne sont pas obligatoires (attention cependant aux professeurs qui relèvent l’absence pour apprécier leur notation finale), en Master : tout dépend des directeurs et des professeurs. Seuls les TD (travaux dirigés), TP (travaux pratiques) et examens sont obligatoires et requièrent d’être présent (surtout si on est boursier).

Les examens peuvent s’étaler tout au long du semestre. A Nancy par exemple, les colles (ou galops d’essai) correspondent à des mini partiels et commencent dès octobre. Les partiels de fin de semestre arrivent quant à eux en décembre ou en janvier : la fac c’est un marathon d’exams.

Il existe toutefois un régime exceptionnel dans la quasi totalité des facultés qui permet de s’y soustraire.

Exceptions : seuls les partiels sont obligatoires

Dès la Licence, on recommande aux étudiants de préparer leur avenir professionnel, ce que j’ai pris très au sérieux.

En effet, le parcours professionnel compte vraiment dans les candidatures en Master. Ils sont gages de motivation et de cohérence du projet professionnel. L’absence de celle-ci peut même fermer les portes aux plus méritants scolairement. Je voulais intégrer un Master d’économie assez sélectif spécialisé en énergie. J’ai donc réalisé un premier stage dans ce secteur en deuxième année de licence de deux mois. Angoissée, j’ai décidé de faire un deuxième stage cette fois ci de 6 mois à la Défense, commençant en février lors de ma troisième année de double licence… À Nancy !
Alors comment faire avec toutes ces contraintes ??
Idem quand je suis arrivée sur Paris, j’ai voulu suivre deux masters : un à Assas à Paris, le second à Versailles avec en plus une alternance : impossible de se dupliquer pour tout suivre et je n’ai pas de remonteur de temps en ma possession (Hermione, t’es une tricheuse).

J’ai dû demander une « dispense d’assiduité », pièces justificatives à l’appui pour en bénéficier, le régime n’est pas réservé aux CDI, contrairement à certaines croyances, mais ce n’est pas accessible à tous non plus. Voici une liste non exhaustive de ce qui permet de l’obtenir : contrat de travail, de stage, d’apprentissage, attestation d’inscription dans une autre université, certificat médical (pas pour un rhume non plus)…
Bien sûr, selon la substance de vos pièces, la dispense peut être limitée dans le temps, un CDD qui s’arrête en mars ne vous garantira pas une dispense pour toute l’année universitaire.

Dans ce régime, la présence est requise uniquement pour les examens de fin de semestre en décembre/janvier et en avril/mai.
Plus de stress lié aux absences, mais par contre c’est très risqué. L’échec aux partiels assure de façon quasi certaine un échec de l’année, ce qui n’est pas le cas du mode classique où tous les petits contrôles permettent de mieux se préparer et, en cas d’échec sur l’examen final, de sauver les meubles et souvent même l’année.

De plus, ce régime si attrayant partage les mêmes travers de la formation à distance (pour en savoir plus, c’est par ici !), il faut être suffisamment motivé pour travailler régulièrement, ne pas surstresser à l’approche des examens et donc ne pas échouer ou simplement abandonner en cours de route.

Les avantages : les contraintes de présence sont réduites aux périodes de partiel. Ce temps libre permet de mieux gérer son temps et de se consacrer à d’autres activités qu’on ne pourrait faire sinon.
C’est aussi une expérience très enrichissante personnellement, vous allez apprendre qui vous êtes vraiment, à développer une force de travail et de grandes capacités d’organisation essentielles dans la vie professionnelle.
On progresse vraiment sur tous les plans avec ce genre d’expériences, c’est pour ça que je les recommande vivement.

Négocier ses jours d’examens

Remarque liminaire : c’est légal, point.

L’essentiel des entreprises sont compréhensives et ouvertes vis-à-vis des employés-étudiants, quel que soit leur âge. Le droit est de leur côté : un employé peut s’absenter valablement pour tout examen relatif à un cursus diplômant si celui-ci est inscrit au RNCP (c’est le cas de quasi tous les diplômes classiques d’université, mais allez y jeter un oeil quand même).
Pour les détails légaux, c’est par ici !

En alternance, les étudiants ont même droit à 5 congés payés dédiés aux révisions en plus des congés payés légaux. Dans ce cadre, les jours d’examen sont pris en charge par l’université qui les organise sur ses jours, donc ils sont aussi payés.

Dans le cas d’un contrat de travail classique, il faudra sans doute négocier ou alors il sera nécessaire de poser des congés ou RTT. Dans tous les cas, l’employeur ne pourra quasiment pas vous les refuser avec ce motif. Le meilleur moyen de ne pas se voir refuser une telle demande, est d’impliquer l’employeur dans votre projet dès le départ de votre contrat et quand vous entamez vos démarches de reprise d’études.

Tu envisages une reprise d’études en maths ou en physique et tu souhaites te remettre à niveau ?

One thought on “ Fac et travail : c’est possible ? Comment ? ”

Laisser un commentaire